À l’homme qui m’a brisé le coeur.

Je ne crois pas que tu réalises ce que tu as fait. Je ne crois pas que tu comprennes que tu m’as brisée. Je ne crois pas que tu puisses me comprendre tout court et c’est dommage parce que maintenant, tu vas écouter ce que j’ai à dire.

Comment as-tu pu me faire ça ? Comment as-tu pu me laisser pleurer en m’endormant ? J’étais incapable de m’endormir et tu le savais très bien. Tu le savais en lisant, des jours après, les messages que je t’avais envoyés et tu m’as laissée là, seule sans jamais me répondre. J’étais morte à tes yeux … Je suis morte à tes yeux.

Tu savais tout ce que j’avais eu à traverser avant de te rencontrer, tu savais que je ne voulais m’ouvrir à personne. Tu m’as trouvée, tu m’as conquise, tu m’as eue. Et pour quoi ? Pour quoi, putain ? C’était juste un jeu pour toi ? Tu disais  “fuis-moi, je te suis ; suis-moi, je te fuis.” Bien joué, parce que tu ne m’as pas suivie, tu m’as tellement repoussée que tu m’as perdue.

J’étais sur mes gardes afin de protéger mon coeur et moi-même. Je ne voulais pas souffrir la perte de quelqu’un. Je ne voulais pas de ce sentiment atroce lorsque l’on est abandonnée, utilisée, non-désirée et lorsque l’on ne se sent plus digne d’être aimée ou “pas assez bien”.

La vérité, c’est que JE SUIS ASSEZ BIEN !!

Tu étais juste trop égoïste pour t’en rendre compte. Je t’ai dit que j’avais peur d’être blessée à nouveau. J’ai essayé de te repousser parce que j’avais peur que cette personne entrant dans ma vie me brise à nouveau alors que, je venais juste de me remettre. Tu m’as dit de te faire confiance, tu m’as dit de te laisser entrer, de ne pas m’enfuir. Tu m’as promis que tu me traiterais comme une princesse, que je méritais tellement mieux que ce que j’avais reçu jusqu’à présent. Tu m’as dit que tu m’aimais. Complètement et entièrement. Tu as menti … Tu as brisé tes promesses.

Et quoi, c’est parce que tu as été blessé par le passé – mais comme nous tous, non ? Tu n’es pas spécial, nous avons tous traversé des horreurs qui ont presque failli nous tuer. La différence, c’est que tu as utilisé tes insécurités et tes problèmes contre la seule personne qui était là pour toi et l’aurait été jusqu’au bout. La seule personne qui t’aimait vraiment. Tu n’as pas voulu t’ouvrir à moi, tu as fait exactement ce que tu m’avais supplié de ne pas faire. Tu m’as laissé seule, dehors dans le froid. Comment peux-tu être comme ça, sans coeur ? !

Jamais je ne m’excuserai de t’aimer – l’amour et l’attention que je t’ai donnés étaient bien plus que ce que tu méritais.

C’était un amour que je méritais. Tu ne m’as jamais aimée ; tu m’as dit ce que selon toi, je voulais entendre. Si tu aimes une femme comme tu as prétendu m’aimer, JAMAIS tu ne lui ferais du mal, la ferais pleurer ou lui donnerais l’impression d’être utilisée. Est-ce que tu tenais à moi au moins ? Je ne crois pas et ce n’est toujours pas le cas aujourd’hui. Si tu tenais à moi, si tu m’aimais, si tu me voulais dans ta vie, tu te serais battu pour moi, pour nous.

J’ai combattu pour deux et maintenant, je suis épuisée.

Comment l’homme dont je suis tombée amoureuse a-t-il pu devenir l’homme qu’il est aujourd’hui ? Je dis “homme” mais le terme est approximatif parce qu’un homme n’est ni un lâche, ni un menteur si aussi cruel. Tu étais tellement passionné au début, me couvrant de compliments. Nous aurions pu parler chaque jour jusqu’aux petit matin. Tu étais moi mais en homme.

Nous avons eu une connexion instantanément. TU N’ES RIEN DE CE QUE TU PRÉTENDAIS ÊTRE ! Tu as une double personnalité : l’une affectueuse, chaleureuse, aimante et attentive ; l’autre, froide, au coeur dur et sans égards. Une part de toi que je n’ai connue qu’une fois qu’il était trop tard. Une fois amoureuse de toi. Cette part que je n’aimais pas. Être avec toi m’a rendu nerveuse. Tellement anxieuse que j’en étais malade. Je ne pouvais pas complètement m’ouvrir à toi. J’avais peur que tu t’en ailles. J’avais peur de dire un mot de trop. J’avais peur de tout.

Pourquoi es-tu soudainement devenu si froid et inaccessible ? Les seules fois où je me sentais proche de toi, c’était dans nos moments intimes mais même là, ce n’était pas comme avant. J’avais envie de pleurer après. J’ai pleuré après mais tu ne l’as pas su puisque mes larmes ont coulé après que tu te sois endormi, une fois que tu avais eu ce que tu voulais.

Tout a commencé à tourner autour de toi, de tes envies, de tes besoins. Pas une seule fois, tu ne t’es intéressé à moi, t’es demandé comment je me sentais, si j’allais bien. Tu es devenu quelqu’un que je ne connaissais plus. J’ai perdu mon lien avec toi. Être avec quelqu’un tout en se sentant si seule, c’est écrasant. Être avec cette personne que j’ai appris à aimer, pensant que je le pouvais pour être finalement rejetée, m’a tuée intérieurement.

J’ai remarqué que tu changeais, que tu ne me voyais plus, que tu annulais nos projets, me laissant seule chez nous pendant des heures et ne voulant me voir que quand tu avais besoin de quelque chose. Tu ne me parlais presque plus, tes messages se faisaient rares et tu étais silencieux au téléphone, même lorsque j’essayais d’avoir une conversation après une journée sans s’adresser la parole.

Sais-tu ce que ça fait d’être traitée comme une option, comme si tu n’étais pas une priorité … D’être traitée comme une moins que rien ? Mais oui, bien-sûr que tu le sais … Ça t’es arrivé, n’est-ce pas ? Tu connais la douleur. Tu sais tout par coeur et pourtant, tu as pensé que faire ça à une personne innocente qui ne voulait pour toi que le meilleur était normal. Comment as-tu pu ? !

Tu as confondu mon amour et mon affection avec de la dépendance. Tu t’es trompé. Tu étais incapable de voir au-delà de ta petite personne et de voir que ce que je te donnais, tu en avais besoin. J’en avais besoin. Mais je n’ai rien eu en retour.

Je voulais être avec toi. Je te voulais dans ma vie même si tu rendais les choses difficiles. C’était de l’amour chéri, pourquoi l’as-tu transformé en quelque chose de si mauvais, de dénaturé ? Je m’en suis toujours très bien sortie toute seule. J’allais bien, ma vie aussi. Tu m’as volé ce bien-être mais pas dans le sens attendu, celui qui aurait pu faire que l’on s’aime encore plus.

À la place, tu m’as forcée à te détester pour ce que tu m’as fait traverser.

Tu m’as cru acquise. Tu pensais qu’en me traitant mal, tu entretiendrais mon intérêt. Tu pensais qu’en gardant le contrôle, tu garderais le pouvoir.

Ce jour-là, j’ai repris le pouvoir et je t’ai quitté. Je suis partie … En fait, tu m’as forcée à m’enfuir.

Tu m’as forcée à faire ce que j’essayais de faire en dépit de tes supplications, de tes fausses promesses et de tes mensonges. Tu pensais que je resterais. Tu pensais que je continuerais à m’accomoder de ta double personnalité. Tu n’étais pas digne de mon amour. Tu n’es digne ni de mes larmes, ni de mes pensées.

Tu m’as laissée, mon coeur saignant pour toi et tu m’as ignorée. Tu m’ignores encore, pourquoi ? ! Tu as repoussé ta compagne au moment où elle avait le plus besoin de toi. J’avais besoin de toi de la même manière que tu as eu besoin de moi mais tu n’es jamais venu. Je t’ai écrit quand les choses sont devenues difficiles. Elles le sont devenues à cause de toi. Tu n’as pas répondu une seule fois. Tu ne m’as pas laissé d’autre choix que de mettre fin à notre relation. Aussi stupide que cela paraisse, je n’en avais pas envie. Je voulais que ça fonctionne. Je savais que si tu arrivais à t’ouvrir, à ne plus être froid et anxieux, nous aurions pu être extraordinaires. Tu ne m’as jamais donné une chance, ni à moi, ni à nous. Tu as préféré la facilité et m’as évitée à tout prix.

Ça fait très mal mais c’est le VRAI TOI.

Je me suis pliée en quatre pour te satisfaire, toi et tes besoins. J’ai fait tout ce que tu voulais. Tu étais occupé, je le comprenais ; ta vie ne m’incluait pas toujours, je le comprenais aussi. En vérité, je n’y ai jamais vraiment été incluse. J’étais là, à ta convenance, ton jouet, ton anti-ennui. Il n’y avait pas d’efforts, pas de romance, rien pour me garder. Tu ne m’as pas permis de me sentir spéciale. Tu m’as donné un coup de fouet. Tu ne m’as rien donné, si ce n’est de la crainte et de la douleur.

J’aimerais croire que rien de tout ça n’était intentionnel mais peut-être ai-je tort – qui sait, parce qu’en réalité, je ne te connais pas. Comment peux-tu être aussi froid et cruel envers des gens qui ne t’ont rien fait ? Ils ne t’ont jamais fait de mal. Jamais, je ne t’aurais fait de mal. Pourquoi avoir coupé tout contact avant que je te quitte – était-ce ta manière de t’assurer que je rompe, que tu puisses jouer la victime et obtenir ce que tu voulais ? N’avais-tu pas le courage de me dire que tu ne voulais plus continuer, que tu étais un terrifié à l’idée de l’engagement ?

Pourquoi m’as-tu demandé d’être ta copine si tu ne le voulais pas ? Pourquoi m’avoir dit que tu m’aimais si tu ne le pensais pas ? Pour coucher avec moi ? ! J’ai tellement de questions auxquelles je n’aurais jamais de réponses, parce que tu es un connard. Je suppose que c’est comme ça que je veux en terminer avec toi.

Cependant, je te dirais ceci – peut-être que tu ne le penses et ne le vois pas maintenant mais dans une semaine, un mois ou une année, tu REGRETTERAS de m’avoir traitée ainsi. Tu regretteras de m’avoir laissé partir. Tu verras bientôt ce que tu avais. Tu réaliseras que tu ne m’as pas perdue. Non, tu étais incapable de me garder. Donc maintenant, alors que tu es occupé à faire ces choses qui ne te laissaient pas “de temps pour moi”, occupé à démarrer d’autres relations que tu ne veux pas, tout va bien. C’est quand finalement, tu te réveilleras seul en souhaitant que je sois à tes côtés. C’est là que tu auras vraiment mal. C’est là que tu expérimenteras la même douleur que celle qui fut la mienne. C’est là que tu souhaiteras pouvoir remonter le temps et me traiter correctement.

C’est là que je serai capable de te regarder dans les yeux et de te dire : “Maintenant, tu sais ce que l’on ressent.” Désormais, tu souffres comme j’ai souffert. Sauf que je n’ai jamais voulu te faire du mal, tu t’en es fait tout seul et tu en seras le seul responsable.

Entre nous, la meilleure chose que j’ai faite est de t’avoir quitté.

Je t’aimerai toujours mais pour le moment, j’essaie de guérir. Tu me manques encore et je suis toujours triste. Cette tristesse est pour la vie que nous aurions pu avoir, pour l’homme dont je suis tombée amoureuse et qui pourrait à nouveau retomber amoureux de moi.

Je suis libre de trouver quelqu’un qui veuille vraiment être avec moi, qui fasse n’importe quoi pour moi, qui fasse de moi sa priorité, qui me donne le monde. Je t’ai donné tellement de chances que tu n’as jamais saisies. Je ne suis pas désolée de t’avoir laissé. Je suis désolée de ne pas l’avoir fait plus tôt, quand j’ai vu ces signes mais ai choisi de les ignorer. Je t’aime mais je m’aime davantage.

C’est moi qui suis partie.