8 Choses que j’ai apprises à force d’être toujours reléguée au « Second plan »

Vous méritez d’être le premier choix.

Je suis, sans trop savoir comment, parvenue à l’âge avancé de 32 ans sans jamais être sortie avec quelqu’un, au sens classique du terme. J’ai pourtant vécu, à chaque fois, cette première rencontre magique et ce moment où je deviens « sa copine ». Fastoche.

Mais alors que 2018 approche de sa fin et qu’une nouvelle année commence, je me suis rendu compte que j’étais célibataire depuis six mois et que je n’avais pas vécu une seule de ces « rencontres magiques ». J’ai alors décidé de prendre mon destin en main.

Mais ça n’a pas tellement bien marché. Il s’est avéré que le destin était bien plus malin que moi.

Alors, j’ai décidé de partager mon expérience des sites de rencontres, de ma tentative de rester ouverte à des options que je n’aurais préalablement jamais considérées, des rendez-vous organisés et des « oui » offerts aux premiers venus. Peut-être devrais-je m’en tenir au bon vieux « un jour mon prince viendra ». Après tout, j’en suis à l’heure actuelle à : « j’ai vu de tout. Qu’est-ce qu’il va m’arriver cette fois-ci ? »

Mais je suis néanmoins reconnaissante de toutes les leçons que j’ai apprises à force d’être toujours reléguée au second plan. Cela m’a forcée à établir des limites, à me respecter davantage et à moins me soucier de beaucoup de choses … Et à plus me soucier de certaines petites choses.

1. Vous ne pousserez pas « ce mec » à changer.

Oh, nous en connaissons toutes un. Nous avons toutes une version de celui-ci qui débarque dans notre vie et la quitte avec pertes et fracas. On leur donne de nombreux noms, mais ce sont surtout des coureurs de jupons, capables de charmer n’importe qui. Ceux devant lesquels on se pâme d’admiration, simplement parce qu’on ne peut pas les avoir. Une récompense dont nous n’avons même pas envie, mais une conquête si exaltante. Et nous nous disons toutes : « peut-être que je suis différente ».

Vous ne l’êtes pas et moi non plus.

J’ai en fait rencontré quelqu’un comme ça alors que j’étais dans une phase « d’ouverture et d’expérimentation », quelqu’un que j’aurais vraiment pu apprécier si on m’en avait laissé la chance. Charmant, beau, compétent, talentueux, bon amant, parfait sur le papier …Vous connaissez la chanson. Mais il ne faisait pas tellement d’efforts pour me séduire et je ne comprenais pas pourquoi … Jusqu’à ce que je finisse par comprendre.

En vérité nous sommes tous doués en matière de relations amoureuses. C’est soit que nous n’avons pas envie, soit que nous n’avons pas encore rencontré la bonne personne. Et croyez-moi mesdames, s’il pense que vous êtes la bonne, vous le saurez de suite en prêtant attention à la manière dont il vous traite. S’il ne vous donne aucune preuve de son attirance, si ce n’est au cours de préliminaires torrides et si vous vous dites « donne-lui un peu de temps, tu finiras par le convaincre » ; sachez que c’est le chemin le plus court vers ce type de chagrins que seuls peuvent causer les amours non partagées.

Et j’ai appris cette leçon-là il y a quelques années, de la manière la plus brutale. Vous devez l’oublier ou alors rejoindre les rangs de ses « à-côtés » et vous demander avec laquelle d’entre vous il choisira de passer la soirée de la Saint Valentin. Ce sont des schémas que je reconnais désormais rapidement, les princes charmants hypothétiques … Et j’ai décidé de ne plus m’angoisser, de ne plus les poursuivre et de ne plus pousser les choses.

2. La personne de second plan et la personne avec laquelle on se demande « et si » ne sont pas les mêmes.

En fait, une personne avec laquelle on se demande « et si » n’a rien à voir. Cette année, j’ai eu la chance de revoir un ami que j’avais toujours beaucoup aimé — lorsque j’ai réalisé que je ressentais davantage qu’une amitié … J’ai senti qu’il y avait une possibilité.

Une personne avec laquelle on se demande « et si » est quelqu’un à propos de qui l’on se questionne, quelqu’un à qui l’on donnerait bien une chance si le contexte le permet, quelqu’un que l’on imagine bien chez soi, dans le jardin de son frère, en train de boire une bière. Mais elle N’est PAS quelqu’un avec qui l’on entretient de vagues liens, simplement pour la garder dans les parages. L’affection, le souci sincère de son bonheur et le désir de ne voir que des bonnes choses lui arriver (qu’elles aient un rapport avec vous ou non) sont antithétiques avec le comportement de quelqu’un qui vous relègue au second plan.

3. On peut passer de « et si » au second plan en un rien de temps.

Je suis catégorique : un signal de détresse a retenti depuis mon immeuble, le jour où j’ai décidé de me relancer sur la scène des rencontres et où le monde a réalisé que j’étais à nouveau célibataire. Je crois que j’avais été un « et si » pour plusieurs hommes … Jusqu’à ce que je ne le sois plus. Et c’était en grande partie ma faute — je ne sentais tout simplement pas d’alchimie. Mais au lieu d’essayer de me courtiser, ils ont juste … Commencer à me reléguer au second plan.

4. Lorsque l’on est relégué on second plan, l’autre ne se projette pas dans l’avenir.

Si tu ne me préviens pas au moins une semaine en avance, il est fort probable que je sois pris. Alors que lorsque l’on est relégué au second plan, les mecs nous contactent tout le temps … Mais à la dernière minute. « Hey, je suis vers chez toi et je pense à toi — qu’est-ce que tu fais ? »

Si je suis chez moi, c’est par choix, c’est que j’avais besoin d’un peu de temps avec moi-même. Ce n’est pas dans l’espoir que tu passes dans les alentours et sois pris de l’envie de coucher avec moi.

5. En fait, ils ne se projettent pas du tout.

Les meilleurs rendez-vous que j’ai eus cette année (et de loin !) sont les suivants :

– Voir Hamilton en vrai.
– Prendre des cours de cuisine à Venise, en Italie.
– Ma soirée à l’opéra de Paris.

Et vous savez ce qu’ils ont en commun ? Je me suis invitée moi-même. Seule.

Lorsque l’on passe au second plan, le mieux que l’on puisse espérer, c’est un : « ça te dit qu’on prenne un verre un de ces jours ? » Contrairement à la croyance populaire, j’ai d’autres intérêts que les bars à vins et les cocktails sur mesure. Une véritable invitation, pour un événement qui donne à penser aurait été super.

6. On reçoit le respect que l’on mérite.

Et c’était en partie ma faute. Mon apathie me rendait souple et était à l’origine d’un cercle vicieux, où les gens ne faisaient pas beaucoup d’efforts.

Nous avons tous conscience de cela mais nous l’oublions rapidement, lorsque nous sommes énervés, stressés, désespérés, acculés, etc. Lorsque l’on accepte des choses bien en-deçà de nos exigences, lorsque l’on n’exige pas des gens qu’ils nous traitent avec respect, nous en sommes les responsables. On choisit de laisser la porte ouverte à des comportements moyens. Vous voulez de quelqu’un qui organise un beau rendez-vous ? Refusez d’être son plan-cul jusqu’à ce qu’il vous en offre un ! Vous voulez de quelqu’un qu’il trouve du temps pour vous ? Dites-lui ! Et ne chamboulez pas votre vie bien remplie à la minute où vous avez enfin de ses nouvelles.

À vrai dire, j’avais du mal avec tout ça. J’ai appris comment faire cette année, j’ai appris qu’il était important de faire honneur à mes désirs afin d’avoir le type de relations dont j’ai envie.

7. On peut être la fille n°1 … Tout en étant reléguée au second plan.

Au début de l’année, je suis sortie pendant deux mois avec quelqu’un (nous n’étions pas exclusifs) et nous passions beaucoup de nuits ensemble, la semaine comme le week-end. Mais nous n’étions pas vraiment ensemble. Il avait beaucoup de travail et il n’avait que peu d’énergie restante. Juste assez pour me demander de passer diner et me câliner avant d’aller au lit.

Dans toute relation, les priorités peuvent vite s’inverser. C’est dans la nature humaine. Mais le réaliser et en parler est important. Dans ce cas-là, je ne le connaissais pas suffisamment pour en avoir l’envie et je pense qu’il ressentait la même chose. Nous avons donc pris des chemins différents.

8. Il est possible de partager des moments d’intimité, sans que ceux-là ne signifient rien de plus.

Il arrive que de très belles choses se produisent, avec de très belles personnes, avec lesquelles vous savez que vous ne sortirez jamais. Et on peut apprécier ces moments pour ce qu’ils sont et rien de plus. Ça n’en diminue en aucun cas la valeur. Ça n’est pas douloureux. C’est simplement comme ça. Et c’est assez beau.

Mais … Suis-je prête à passer au premier plan ?

Honnêtement, je m’en fiche. Ma famille est en bonne santé. J’ai des amis incroyables. J’ai la chance de pouvoir faire ce que je veux.

Et lorsque le contexte est favorable, je suis capable de me respecter et de respecter mon partenaire.

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